Cocon créatif

Pour être créatif, il ne faut pas avoir peur

Après avoir essayé de réaliser des rêves que j’avais (l’exposition de mes dessins et la parution de livres pour les enfants) sans le grand frisson que j’avais imaginé éprouver, j’ai décidé de me former. Je souhaitais réaliser moi-même ma première théière (j’en ai une collection), créer des bijoux en feutre et me lancer dans la décoration florale, entre autres.

Je n’ai jamais eu peur de tester quelque chose et de mettre les mains dans le cambouis, comme on dit. Si je vous parle des cours que j’ai pu suivre, c’est parce que j’ai constaté que cette particularité n’est pas partagée par tous ( et je ne m’en étais jamais rendue compte). Au cours de poterie, une des femmes avait toujours peur de faire quelque chose de faux. Peu importe la formation, il se trouve toujours quelqu’un pour dire : je ne sais pas faire ça. Or, n’est-on précisément pas là pour apprendre (et, in extenso, se tromper)?

Dans tout processus créatif il n’y a pas mort d’homme et le seul but et d’y trouver du plaisir. Il m’est arrivé souvent, en dessin notamment, d’avoir une idée très claire en tête de ce que je voulais faire. Et catastrophe! de ne pas y arriver. Un peu têtue sans doute, j’essaie de suivre mon instinct et de finir le travail jusqu’au bout. Et je suis parfois surprise de constater que, finalement, si ce n’est pas ce que j’avais en tête, c’est tout autre chose de pas si mal!

Outre le fait d’avoir la foi (au sens philosophique du terme), la créativité implique aussi un certain lâcher prise. Sur le résultat notamment! Peut-être que oui, czhuu e sera raté (quoique vous apprendrez qu’en art, rien n’est jamais vraiment raté mais simplement pas à votre goût!) et ce ne sera pas la fin du monde! Cela vous permettra d’essayer d’une autre façon, ou de tenter autre chose qui vous semble plus adéquat. Vous vous rendrez compte, peut-être, que ce n’est simplement pas fait pour vous! Et sans avoir essayé, vous n’auriez jamais su…

Et croyez-moi, question échecs, je m’y connais! Voyez donc:

Mon exposition de dessins n’a pas été le révélation que je croyais être (j’en parle plus en détails ici)

J’ai décidé ensuite d’écrire et illustrer des livres pour enfants. J’ai trouvé une petite maison d’éditions qui aimait mon travail, et j’avais trois manuscrits d’avance (chaque livre étant relativement court – une petite dizaine de pages). La sortie du premier opus a été repoussée deux fois et je me suis une peu énervée au troisième délai. J’ai demandé de signer un contrat, ou du moins d’avoir une preuve écrite que le livre allait bien sortir (ce à quoi on voit clairement que je suis une bleue, personne ne fait rien sans contrat préalable). On m’a plutôt mal reçue, traitée d’arriviste et pire encore. Je me suis donc retirée du projet, en jurant qu’on ne me reprendrait pas dans le monde de l’édition (c’est oublier un peu vite ce dont je parle par là).

J’ai également exposé mes origamis (plus d’infos par ici) et rien ne s’est passé comme prévu. La personne responsable était en train de lâcher le lieu et n’a pas jugé utile de faire un vernissage. Qui aurais-je invité de toute façon? Je ne connaissais personne d’autre que ça aurait intéressé.

Tout ça pour dire, non que je suis un pauvre Calimero, mais que j’ai essayé et que ça n’a pas marché comme je l’aurais souhaité. Est-ce que c’est grave? Mon dieu non! Le but initial de toutes ces démarches était d’éviter de me retrouver au soir de ma vie avec le regret de ne jamais rien avoir tenté ailleurs que dans ma tête. Et ce que j’ai pu constater, c’est que plus on essaie des choses, plus l’envie d’en tester d’autres nous vient. Et ça nous fait avancer, en sachant toujours mieux ce qui pourrait nous convenir ou non. Et finalement là est toute la clé: essayer, avancer, mieux se connaître. Et surtout, ne pas avoir de regrets.

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